L'apogée de Facebook & la fin des blogs ...
C'est triste. J'ai presque commencé à écrire sur les blogs alors que maintenant, c'est un petit cahier vert à spirales qui m'accompagne quasiment partout. Le crayon ne va pas aussi vite que le clavier et je n'écrivais pas pour être lue, seulement pour être comprise. Or comment être comprise si l'on n'est pas lue ? Donc j'ai arrêté. & voilà ce que je suis devenue, une lycéenne, littéraire, syllogisme, raisonnement en trois parties, majeure, mineure, conclusion. Un autre de ces clones, la mèche cachant l'oeil, les Ben Simon aux pieds, l'Ipod aux oreilles, cependant en y regardant de plus près, le livre est toujours à la main, les principes sont toujours ancrés dans ma tête et c'est encore Cabrel, Brel & tous ces grands qui passent parfois sur mon Ipod. Je ne les oublie pas. Tout comme toi, Seb, tombé malade il y a presque deux ans maintenant, le début d'un calvaire, du tien, de celui de ta famille et du notre. Le début de la tristesse qui semblait s'être refoulée dans un coin de mon cerveau et de mon coeur, qui se ferma je crois au même moment où tu nous quitta. Bizarre non, une larme par-ci par-là, insensible ? Non, trouillarde. Courageuse ? Encore moins ... Cachée derrière une vie qui se voulait rangée, ce sont ses petites dates qui me brisent le coeur à chaque fois. On n'est pas sérieux quand on a 17 ans ... Comment se fait-il que tu ne puisses pas le savoir? Je ne vais pas sombrer dans le pathos, mais comment peuvent-ils dire qu'ils ne vivent que pour ces 6 jours de fêtes alors que tu ne demandais qu'à vivre, simplement ? Ils me demandent de ne pas réagir, de ne pas les juger, après tout ils n'y sont pour rien, mais c'est trop difficile de se dire que je n'aurais jamais eu l'occasion de te regarder comme je les regarde, la malice dans l'oeil, l'oeil d'une fille qui croit avoir tout vu. Je me suis longtemps cachée derrière les livres, les pages qui bruissent, les livres ne trahissent jamais. Mais dans Oh,Boy, le petit guérit de sa leucémie. Mais dans cet autre là, Bailey en meurt.
S'accrocher à un espoir, se dire que c'est fini tout ça, que de toute façon maintenant tout ira bien, accrocher un sourire sur ses lèvres, rire avec les autres, puis finalement se ramasser, et retomber dans le mélodrame, à la première date venue. Tu me manques.